Résumé
Les inondations récurrentes dans la ville de Kousseri, située dans le département du Logone-et-Chari (Extrême-Nord du Cameroun), provoquent d’importants dégâts matériels, des pertes économiques et le déplacement de nombreuses populations. Cette étude analyse la contribution des autorités traditionnelles à la réinstallation des sinistrées post-inondations. Le choix de ce sujet s’explique par la place centrale qu’occupent ces acteurs dans la gestion locale des catastrophes, alors que leur rôle demeure peu étudié. La recherche répond à la question suivante : comment les autorités traditionnelles contribuent-elles à la réinstallation des sinistrés et quelles sont les limites de leur intervention ? L’objectif est d’évaluer leurs actions, leurs difficultés et leurs relations avec l’État et les organisations humanitaires. La méthodologie repose sur une approche qualitative fondée sur des enquêtes de terrain, des entretiens réalisés auprès des autorités traditionnelles, des sinistrés et des acteurs institutionnels, ainsi que sur l’analyse documentaire. Les résultats montrent que les chefs traditionnels jouent un rôle important dans la mobilisation communautaire, la médiation, l’accès aux terres et l’accompagnement des populations déplacées. Toutefois, certaines pratiques de favoritisme dans la distribution des aides limitent l’efficacité de leurs interventions. L’étude recommande un meilleur encadrement institutionnel afin de renforcer la transparence et l’efficacité de la gestion post-inondation.

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Merci de créditer les auteurs lors de toute citation : International Journal of Advanced Academic Research (2026)